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Né à Alger le 20 novembre 1887, Georges Zérapha a quitté sa famille à l'âge de 16 ans pour se former aux métiers de la finance en particulier à Paris, où il développe dans les années 1900 un cabinet d'affaires, achetant et vendant des participations industrielles pour ses clients et pour lui-même. Pendant la guerre de 1914/1918, il se distingua et fut décoré de la Croix de guerre avec Palmes. 

 

Une fois la paix revenue, il décide d'engager sa vie matrimoniale avec le même esprit de décision que celui dont il fait preuve dans les affaires. Pour se donner le maximum de chances de réussite, il se rend dans les casinos de la côte normande et participe aux bals de la société. C'est ainsi qu'à Deauville il invite à danser Catherine Berthonneau et qu'il lui propose aussitôt le mariage qui aura lieu au mois d'août 1921. L'année suivante naîtra leur fils Jean-Claude.

Dans le même temps, sentant venir la crise économique, il décide de revendre un bon nombre de ses participations et il rachète les actions de la Société Française des Papiers Peints qu'il va administrer depuis Paris, en faisant confiance aux cadres de l'usine de Balagny, essentiellement : Monsieur Sandras Directeur de l'usine pendant la guerre, Monsieur Morel Directeur technique par la suite, Grégoire Nates ingénieur.

Dans les années 1930, Georges Zérapha écrit beaucoup dans les journaux parisiens notamment dans la Revue "ESPRIT" pour attirer l'attention sur la montée du Nazisme et sur ses dangers. Il sera membre fondateur de la LICA, aujourd'hui la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme). 

Aussi quand arrivera la guerre en 1939, se sachant recherché par les Allemands, il ira rejoindre De Gaulle à Londres en passant par l'Espagne.

 

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Il fit plusieurs atterrissages clandestins en France, à plus de 55 ans, pour des missions d'espionnage, en particulier pour préparer les bombardements, par la Royal Air Force, des carrières de Saint-Leu-d'Esserent où étaient fabriqués les V1, ces bombes volantes lancées à Londres à partir de rampes de lancement établies dans la Somme et le Pas-de-Calais.

Il fut décoré de la Légion d'honneur à titre militaire, de la Croix de Guerre 1940-1945 et fut fait "Compagnon de la Libération". 

L'usine de Balagny fut incendiée, par représailles, par les Allemands en 1944, au moment de la libération. 

Georges Zérapha, encouragé par son fils Jean-Claude, la fit construire et redémarrer, avant de lui en confier la charge.

Goerges Zérapha est décédé à Balagny, à l'âge de 92 ans, le 27 mai 1979, et est inhumé dans le cimetière du village.